A partir du 8 novembre 2009 :

Participez aux "40 jours pour découvrir l'essentiel"

6 prédications spéciales:

Lors de la campagne 40 jours pour découvrir l'essentiel, nous vous invitons à écouter 6 prédications spéciales. Lors de la première (le 8 novembre 2009), nous réfléchirons à la question: pourquoi suis-je sur terre? Au cours des semaines suivantes, nous apprendrons à connaître les 5 objectifs déterminants de Dieu qui permettent de vivre une vie épanouie.

Les prédications développeront ces différents thèmes : Pourquoi suis-je sur terre ? Comment intégrer Dieu à ma vie ? Comment puis-je trouver des amis avec lesquels il soit possible de construire ? Comment développer une maturité spirituelle ? Comment puis-je être disponible pour les autres ? Quelle est la mission de ma vie ?


6 soirées spéciales:

A côté des cultes, nous vous invitons à 6 soirées spéciales. Nous désirons donner ainsi à tous les intéressés, dans le cadre d'un petit groupe, une occasion d'échanger sur les questions essentielles de la vie.

Plusieurs membres de l'église ouvriront à cet effet leur maison afin que nous puissions discuter dans une atmosphère détendue. Profitez de cette possibilité d'échanger avec d'autres sur les buts essentiels de la vie et, en même temps, de faire la connaissance de personnes désireuses de réfléchir au sens de la vie! Lors de ces soirées, diverses ressources (vidéo, etc.) aideront les petits groupes à approfondir les discussions.

Selon vos disponibilités et votre lieu de résidence, vous pouvez choisir de rejoindre l'un des 4 groupes suivants :
Groupe Bourges Nord, le lundi à 20h chez Anne-Marie
Groupe Bourges centre, le mercredi à 20h30 chez Laurent et Stéphanie
Groupe Mehun, le jeudi à 20h30 chez Christine et Jean-Marc
Groupe Plainpied , le vendredi à 20h30 chez Romaric et Virginie

Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à contacter notre pasteur (n° tel ci-dessus)

40 jours spéciaux:

Pendant toute la période de cette campagne, nous désirons vous inviter à consacrer chaque jour un peu de temps à réfléchir aux questions essentielles de la vie. A cet effet, vous pourrez vous procurer le livre de la campagne « Une vie motivée par l'essentiel » dans notre église. Pour certains, ce sera peut-être un défi de lire chaque jour environ 7 pages et d'y réfléchir un peu plus profondément, mais c'est un temps bien employé !


L'engagement chrétien confronté à la vie professio

Samedi 11 novembre 2006
1ère idée : A chacun sa voie
 
Ne cherchez à imiter personne, à faire comme personne. C’est à vous qu’il appartient de trouver votre façon de servir Dieu, avec votre Eglise, dans la situation qui est la vôtre.
Comment discerner cette voie ?
 
Vous connaissez le beau texte de 1 Corinthiens 12 qui souligne la diversité des dons et des ministères, et qui donne aussi la magnifique image du corps dont tous les membres, quelle que soit leur fonction (noble ou moins noble), ont besoin les uns des autres, et doivent être l’objet de la même attention.
Nous nous posons tous, un jour ou l’autre, la question : quel est mon don, ma place, mon rôle, mon service dans la communauté que je fréquente ? Et nous finissons par avoir une conviction, que nous ressentons et exprimons parfois comme étant un appel de Dieu.
Comment savoir ce que Dieu veut vraiment pour nous ? Vous connaissez peut-être ce qu’on dit classiquement, pour avancer dans ce discernement de la volonté de Dieu sur l’orientation de nos vies, qu’il s’agisse d’ailleurs de l’Eglise ou de notre engagement dans la famille et dans la société : l’idéal, c’est quand on arrive à la convergence de trois éléments :
· la conviction d’un appel de Dieu
· les circonstances
·  l’avis des frères et soeurs. En fait cet avis peut nous conduire à tout autre chose que ce que nous avions tendance, au départ, à considérer comme un appel.
 
Pour ma part, j’aime bien inverser le processus et dire : si les autres nous sollicitent, si des circonstances favorables se présentent, ou si aucune circonstance défavorable n’intervient, cela peut nous amener, dans la prière, à la conviction que l’appel de Dieu est vraiment là.
 
Soyons attentifs les uns aux autres pour nous aider mutuellement à discerner nos dons et la place où le Seigneur nous veut. Soyons aussi soumis les uns aux autres sur ce plan, en considérant que les autres sont au-dessus de nous.
J’ai bien conscience que je n’ai pas beaucoup contribué à avancer par rapport au problème posé. Et même, en mettant en avant le service de Dieu dans l’Eglise, je pense que je n’ai fait que souligner le problème.
 
Et pourtant, je crois que la vraie question se pose ainsi : à quoi est-ce que Dieu m’appelle, et suis-je prêt à entendre ce que les autres ont à me dire à ce sujet ?
 
2ème idée : il n’y a pas de petit service
 
Je vous renvoie à la parabole dite « des talents » (Luc 19, 11-17), ainsi qu’à l’affirmation cinglante de Jésus, qui nous dit que, lorsque nous avons fait tout ce que nous devions faire, nous restons des serviteurs inutiles.
 Une phrase à méditer : « Avoir conscience de brûler, c’est déjà se refroidir » (G. Bachelard dans « La psychanalyse du feu ») ; l’humilité est indispensable.
 
3ème idée : il faut faire des choix
 
Cela comporte surtout de savoir dire non, de renoncer à certaines choses.
Je vous invite à lire à ce sujet le difficile passage de Luc 14,26.
« Nul ne peut servir deux maîtres car il haïra l’un et aimera l’autre … » , dit Jésus (Matthieu 6,24).
 
Nous sommes invités à donner la préférence à Jésus :
·  dans notre propre vie (« Celui qui veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive »), ce qui est assez facile à intégrer.
·  mais aussi, et c’est moins facile, par rapport à toute notre famille au sens large.
Mais il s’agit là d’un de ces paradoxes qui constituent la réalité de Dieu : une fois fait le choix de Jésus, il nous renvoie à nos responsabilités vis-à-vis de nos proches. La Bible est remplie de l’affirmation du devoir immense que nous avons de prendre soin d’eux, de consacrer ce qui est nécessaire de nos forces, de notre énergie, à leur bien-être, à leur bonheur.
Cela me fait penser à Abraham, qui se voit demander par Dieu de lui sacrifier son fils Isaac et qui, lorsqu’il accepte de le donner, le retrouve.
Et puis, il reste la question du choix concret, pour déterminer ce que nous avons à faire, ce que nous avons à refuser comme secondaire, et à choisir comme prioritaire. Un simple exemple : pour venir au culte le dimanche matin, il faut renoncer à la « grasse matinée » du dimanche, à la chasse   si nous    sommes chasseur, à l’escapade du week-end, etc.
N’oublions pas l’aide des autres, pour nous aider à faire ces choix.
 
4ème idée : Etre des gens sur qui on peut compter
 
Il est important d’être persévérants dans nos engagements.
Engageons-nous à peu de chose s’il le faut, mais faisons-le : soyons des gens fiables, sur qui les autres peuvent compter.
 
5ème idée : Savoir travailler en équipe
 
Considérer les autres comme étant au-dessus de nous-même (Philippiens 2 / 3b)est la base d’un vrai travail d’équipe. Cela se traduit, notamment, chaque fois que l’on fait quelque chose ayant un rapport, de près ou de loin, avec notre communauté, par le souci de tenir compte de l’avis des autres, ou a minimad’être capable d’expliquer et de justifier ce qu’on a fait , et de pouvoir en rendre compte, comme si on avait effectivement des comptes à rendre.
 
C’est la mise en oeuvre d’Ephésiens 5, 21 : « soumettez-vous les uns aux autres». Nous sommes personnellement responsables devant Dieu de nos actes, et nous aurons à en rendre compte un jour.
Cette pensée est, pour tout protestant, une évidence. Mais, dès maintenant, serions-nous prêts à rendre compte à nos frères et soeurs de ce que nous faisons, et qui est de nature à engager la vie communautaire ?
C’est vrai dans tous les aspects de notre vie ensemble. C’est plus particulièrement vrai au niveau de postes à responsabilité, quelle que soit cette responsabilité (repas, prédication, co-voiturage, école du dimanche, présidence, ménage, etc…).
C’est vrai également pour le travail d’équipe d’un Conseil d’Eglise, ou d’un Conseil de Fédération ou d’Association, où il y a une vraie solidarité de soumission mutuelle, l’avis des autres pouvant toujours venir éclairer ou compléter ce que nous pensons.
En tant que membre d’une Eglise, ou d’un Conseil, nous parlons ou agissons sous le contrôle de nos amis (c’est d’ailleurs une expression consacrée, employée souvent dans un sens mou, je suggère ici de prendre cette expression au sens propre), sous le contrôle de nos amis avec qui nous devons être prêts à avoir des échanges sur les conséquences de nos paroles ou de nos actes.
 
6ème idée : quel que soit notre choix, veiller à notre unité intérieure
 
La formulation du problème : « L'engagement dans l'Eglise, malgré une occupation professionnelle chargée » peut être dangereuse : il ne faudrait pas qu’elle laisse croire que la vie est cloisonnée entre le travail et l’engagement pour Dieu. D’ailleurs, il y a bien plus que ces 2 secteurs où nous avons à nous investir, ne serait-ce que du côté de la famille …
Il existe divers cas de figure, notamment :
·  une profession « alimentaire », où on a peu d’occasions de partager sa foi, et en dehors de cela un service de Dieu où on a l’impression de respirer,
·  un équilibre apparent entre un métier intéressant et épanouissant, où on a de bonnes occasions de contacts et de témoignages, et un engagement dans l’Eglise aussi fiable que possible,
·  un travail « à plein temps pour le Seigneur ».
 
Où classeriez-vous l’apôtre Paul, constructeur de tentes bien connu ?
 
Si nous faisons tout pour la gloire de Dieu, et en communion avec Lui, il ne devrait pas y avoir de dichotomie intérieure entre les divers moments de notre vie. Que nous soyons occupés à repeindre notre cuisine, à voyager pour affaires, à méditer la Bible, à réparer un robinet qui fuit, à discuter avec nos enfants ou notre conjoint, à tenir compagnie à une personne seule, à négocier un contrat, à usiner une pièce métallique dans notre atelier, à creuser une tranchée sur le bord d’une route, à chanter au culte, à plaider au tribunal, à préparer notre prochaine prédication, à faire nos comptes, à prier, bref, quoi que nous fassions, nous devrions pouvoir vivre avec la même intensité la communion avec Dieu, la joie de sa présence en nous. Bien entendu, selon l’occupation, la possibilité de lui parler et de l’écouter sera différente, mais la communion devrait être la même.
Rappelons-nous la 1ère idée : à chacun de trouver sa voie, avec l’aide des frères et soeurs, en écoutant les circonstances, et ce que Dieu nous dira dans le secret de notre coeur ; ce sera la bonne voie.
 
Je voudrais indiquer 4 éléments qui me paraissent mériter d’être soulignés :
 
1. La nécessité d’analyser plus finement les choses dans le cas où le conjoint n’est pas engagé pour le Seigneur. Peut-être les points 2 et 3 ci-dessous peuvent-il indiquer des pistes ?
 
2. En prolongement de l’idée n°6, il faut se garder d’une opposition trop marquée entre vie professionnelle et engagement dans l’Eglise, car quelle est la finalité de ce dernier ? Cet engagement ne doit pas rester tourné vers nous-mêmes, vers le groupe chaleureux que nous formons et où nous nous sentons bien. Le but est d’aller vers d’autres pour qu’ils découvrent le Christ. Et si un des rôles de l’Eglise était de nous équiper pour que nous puissions, dans les sphères qui sont les nôtres, en particulier le milieu professionnel, être de vrais témoins du Christ, en ayant ce rôle unique auprès de gens que nous serons seuls à pourvoir toucher ? Cela passe par des relations de confiance, voire d’amitié, qui demandent de notre part un vrai investissement, et un engagement conséquent et prenant qui ne doit pas être
considéré comme venant « au détriment » de l’Eglise, mais comme notre engagement missionnaire en tant que membres de cette Eglise.
 
3. L’unité intérieure dont il est question à la même idée n°6 peut être considérée comme traduisant un équilibre entre divers aspects. Une façon intéressante de dire les choses est que nous avons plusieurs secteurs d’engagement, et pas seulement l’Eglise et le milieu professionnel. Il y a aussi la famille, les amis, les loisirs, des engagements socio-politiques ou associatifs (parents d’élèves, etc…). Dans chacun de ces secteurs, nous rencontrons à notre égard des attentes, et notre équilibre est la résultante des tensions (au sens positif, quasiment physique, du terme), venant de ces attentes.
D’où l’aspect non figé de cet équilibre, selon l’évolution de notre environnement et des attentes correspondantes. Notre responsabilité est d’être attentif à cette évolution, mais sans oublier, néanmoins, l’idée n°4 et une nécessaire stabilité pour que nous restions fiables. Là encore, l’avis des autres peut-être des plus précieux.
 
4. Lorsqu’il nous arrive, dans le vécu d’un engagement, de constater la carence ou la défaillance de certains autres membres de l’Eglise, il nous est parfois difficile d’éviter des sentiments mêlés tels qu’irritation, indignation, colère, découragement,   etc.
Pour parvenir à mettre en pratique l’exhortation de Colossiens 3/12–15, nous pouvons essayer de nous dire que si tel ou tel n’est pas venu ce jour-là, c’est qu’il avait de bonnes raisons. Nous pouvons essayer de regarder au Seigneur, et pas aux autres, de nous intéresser avec lucidité à notre engagement et à ses faiblesses toujours possibles, et surtout de ne tirer aucune gloire de ce que, ce jour-là, nous avons fait ce que nous devions faire, … (voir l’idée n° 2).
Cela nous amène à une idée importante : l’échelle de temps de Dieu vis-à-vis de nous n’est pas notre échelle. Nous y sommes très sensibles quand il s’agit des autres, en ayant tendance à trouver que Dieu est vraiment très patient envers eux ! Mais pour nous aussi, personnellement, Dieu est patient, infiniment, dans des secteurs dont nous n’avons même pas conscience. Cette patience s’exerce dans des domaines différents selon les personnes, mais elle est une des clés de l’accomplissement de cette tâche immense qu’est ce que la Bible appelle notre sanctification, c’est à dire notre progression vers la perfection de Dieu.
Mais, dans ce domaine comme dans tant d’autres, il convient de dépasser l’approche individualiste qui est la nôtre spontanément. La sanctification n’a pas comme seule visée des individus, mais aussi l’ensemble de l’Eglise en tant que corps du Christ. En élargissant un peu le sujet, on peut dire que les considérations de la Bible sur les forts et les faibles sont fondamentales. Je vous renvoie à ce propos, en particulier, à Romains 15/1-7 (le contexte de Romains 14 peut fort bien être étendu)*.
 
Nous sommes appelés à vivre en prenant soin les uns des autres, en prenant en compte nos forces et nos faiblesses mutuelles pour que le corps de Christ croisse dans la meilleure harmonie possible.

                                                                                                                                                     Michel Charles

Par M Charles
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