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La foi d’une femme cananéenne qui sauve sa fille. Matthieu, 15.21-28 (SH 14/02/10)

 

 Ce matin, je vous apporte pour la prédication, un texte dans l’Evangile selon Matthieu, 15.21-28. Dans ce texte, Jésus apprécie bien la foi d’une femme cananéenne. Ce texte nous montrera la relation authentique réciproque entre Jésus et nous.

 

Lecture biblique : Mt 15.21-28

Jésus partit de là et se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon. Une femme cananéenne qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David. Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. Il ne lui répondit pas un mot ; ses disciples s’approchèrent et lui demandèrent : Renvoie-la, car elle crie derrière nous. Il répondit : Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : Seigneur, viens à mon secours. Il répondit : Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, dit-elle, pourtant les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maîtres. Alors Jésus lui dit : O femme, ta foi est grande, qu’il te soit fait comme tu le veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

 

Méditations :

  • Dans le territoire d’Israël, Jésus guérit à leur première demande les malades qui l’appellent Fils de David. Pourtant, ici dans le territoire de Tyr et de Sidon, il ne répond pas tout de suite à la demande d’une femme cananéenne. Pourquoi ?
  • Les brebis perdues de la maison d’Israël se composent en deux groupes, selon le texte. Lesquels ? Et quel est la caractéristique commune entre deux ?
  • En quels points, la foi de la femme cananéenne est-elle grande ?
  • Comment votre foi en Christ a-t-elle été justifiée ?

 

Une mère qui souffre de sa fille qui possède un démon :

Après avoir guéri les malades à la manière miraculeuse et enseigné le Royaume de Dieu aux gens en Israël, Jésus se retire dans le territoire de Tyr et de Sidon, c'est-à-dire dans les régions païennes. Jésus y rencontre une mère qui souffre beaucoup de sa fille qui possède un démon. Cette fille est cruellement tourmentée par le démon. Il n’est pas difficile de comprendre la souffrance et la douleur qui couvre ces deux femmes. Nous pouvons très facilement supposer que leur vie familiale et sociale est ainsi affreuse.

 

Alors ayant l’espérance de la guérison de sa fille en Jésus, cette femme cananéenne vient se jeter aux pieds de Jésus en l’appelant « Seigneur, Fils de David ». Elle reconnaît ainsi en Jésus le Messie. Pourtant Jésus, qui a déjà guéri en Israël deux aveugles qui l’ont appelé « Fils de David »[1], ne bouge pas tout de suite après avoir entendu la crie de cette femme cananéenne dans le territoire non israélite. Pourquoi ?

 

La nationalité et l’origine de cette femme  est-elle pour lui un problème ? Non ! Car avant de venir dans cette région païenne, Jésus a déjà exaucé en Israël la demande d’un centenier d’origine romaine[2]. Alors sa puissance est-elle limitée dans le territoire israélite tandis que le démon attaque les Israélites en Israël et à la fois les païens à l’extérieur du territoire d’Israël ? Si oui, Jésus n’est pas tout puissant sur tout univers. Alors pourquoi ? Il y a des gens qui disent que Jésus est en train de mettre la foi de cette femme à l’épreuve. Je refuse fortement cette interprétation car notre Seigneur est bien capable de discerner parfaitement à la première vue l’authenticité de la foi de cette femme cananéenne.

 

Les disciples demandent à Jésus de guérir cette femme :

Alors pourquoi ? Pour répondre à cette question, je vous invite à relire les deux versets 23 et 24 : « Renvoie-la, car elle crie derrière nous ». Jésus leur répond : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ».

 

Si nous acceptons « Renvoie-la » comme une bonne traduction, nous pourrions dire que les disciples de Jésus poussent leur maître à chasser le démon en vue de se reposer tranquillement dans une maison sans être dérangé par cette femme cananéenne. Car ils sont venus dans cette région pour leurs vacances[3]. La version de l’évangile selon Marc nous permet de comprendre dans ce sens-là.  Nous pouvons aussi traduire « Renvoie-la » en expression « Délivre-la ». C'est-à-dire que « Donne-lui ce qu’elle demande ». Dans ce cas, nous pourrions dire qu’ils poussent Jésus à chasser le démon de la fille parce qu’ils ont une compassion pour elle. Il me semble possible d’interpréter leur intention à deux versions différente. Peu nous importe !

 

Les enfants et les petits chiens font parties de vrai peuple à condition qu’ils mettent leurs confiance en Jésus :

Ce qui nous est importe est « la réponse de Jésus ». Au lieu de chasser le démon tout de suite après la demande d’une femme cananéenne et de ses disciples, Jésus les invite à comprendre exactement sa mission confiée par Dieu céleste. Il dit au verset 24 : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ».

 

Que veut-il dire par là ? Est-ce qu’il en a dit pour refuser d’exaucer la demande de la femme cananéenne ? Non ! Car à la fin, il déclare que sa foi est grande. Et il fait le démon sortir de sa fille. Ceci nous permet de dire que Jésus est aussi venu pour la femme cananéenne qui a mis sa confiance en Lui. C'est-à-dire qu’elle fait partie des brebis perdues de la maison d’Israël. Ainsi, des Israélites, c'est-à-dire, les enfants qui mangent du pain donné par leur père et des païens, c'est-à-dire, les petits chiens qui mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres sont les brebis perdues de la maison d’Israël. Tous les deux font partie de vrai peuple de Dieu en Christ.

 

Quel est le point commun entre deux ? Quel caractère leur permet-il de devenir le vrai peuple de Dieu ? Les enfants dépendent de leur père. C’est lui qui leur donne du pain. Les petits chiens que Jésus utilise ici s’identifie aux païens. Ces petits chiens dépendent aussi de leurs maîtres. C'est-à-dire que ceux qui dépendent du Dieu d’Israël et de son Fils sont déclarés « le vrai peuple de Dieu » par les œuvres du Christ.

 

La confession de la femme cananéenne devant le Seigneur est ainsi l’expression de la dépendance totale de Jésus, envoyé par Dieu pour sauver le monde. Elle l’appelle donc « Fils de David » en reconnaissant en lui le Messie et elle montre aussi que la foi seule est la condition de la délivrance du monde régné par le démon et d’entrer dans le Royaume de Dieu. C’est la première remarque que je voudrais partager avec vous.

 

La confession d’une femme cananéenne en dehors du territoire d’Israël est un exemple de la conversion radicale :

Je voudrais bien aussi souligner que la confession de la foi de cette femme cananéenne est un bon  exemple de la conversion radicale pour nous d’origine non juive. Même si elle soit d’origine non juive, elle confesse authentiquement sa foi en dehors du territoire d’Israël. C’est une des raisons pour laquelle le Seigneur a déclaré que sa foi est grande.

 

Elle est née dans les régions où on pratiquait idolâtrie. Les gens de Tyr et de Sidon adoraient leurs dieux : Baal et Astarté. Baal est un dieu de l’orage. Astarté est une déesse de la fertilité. Nous savons que depuis très longtemps, au moins depuis la fondation d’Israël, ils mettaient en pratique cette idolâtrie. Dans ce contexte historique, culturel et religieux, cette femme païenne appelle Jésus « Fils de David », c'est-à-dire « Messie ».

 

En plus, elle reconnaît qu’elle est « petite chienne » par rapport aux Israélites lors que le Seigneur utilise ce mot péjoratif. Au lieu de se mettre en colère contre le Seigneur, en l’acceptant, elle persévère à le supplier de chasser le démon de sa fille. Au lieu de se plaindre de son origine, du plan de Dieu envers elle à sa création, elle reconnaît à 100 % la volonté de Dieu pour elle. Elle accepte tout de suite le plan différent du salut selon l’origine. Malgré que ce ne soit pas du tout facile de l’accepter comme la décision de Dieu, Créateur, elle reconnaît à 100 % la souveraineté de Dieu dans l’histoire humaine, en disant « Oui, Seigneur ! »

 

Jésus reconfirme la volonté de Dieu en ce qui concerne le salut pour tous :

J’ai encore une chose à vous partager. Dans la continuité du salut universel, Jésus reconfirme la volonté de Dieu en ce qui concerne le salut pour tous, sans distinction entre Juifs et les non Juifs.

 

Nous savons maintenant que le territoire de Tyr et de Sidon est des régions païennes depuis la fondation du peuple d’Israël. Ceux qui habitaient dans ces régions adoraient leurs dieux : Baal (dieu de l’orage) et Astarté (déesse de la fertilité). Dieu d’Israël a fortement interdit aux Israélites de faire idolâtrie. Donc les Israélites ne devraient pas avoir un contact avec eux. Pourtant, Achab, roi d’Israël s’est marié avec Jézabel, la fille d’un roi de Tyr. Enfin elle a introduit en Israël l’idolâtrie pour Baal et Astarté. A cet époque-là, c'est-à-dire vers 850 av. J.-C., Dieu d’Israël a envoyé son prophète Elie pour juger les idolâtres par les plusieurs prophéties et miracles. Notamment, après avoir annoncé la longue famine aux gens qui adoraient le dieu de l’orage et de la fertilité, Elie s’est rendu dans le pays de Sidon pendant la famine. Et il y demeurait trois ans, chez une veuve, en multipliant des farines et de l’huile. L’histoire que je vous rappelle se trouve dans le premier livre des rois au chapitre 17.

 

Et Jésus prend cette histoire comme un exemple de la grâce de Dieu pour les païens. Jésus applique cette histoire à son ministère terrestre[4]. C'est-à-dire que Jésus est en train d’accomplir la mission annoncée par lui-même et de reconfirmer l’œuvre que le Père céleste a déjà montré dans le temps de l’Ancienne Alliance. Donc l’œuvre de Jésus est tout à fait pareil à celui du Père céleste. Jésus travail toujours dans la continuité de l’œuvre du Dieu d’Israël.

 

Cette remarque est utile pour défendre notre foi chrétienne évangélique contre ceux qui négligent le lien très étroit entre Dieu d’Israël et Jésus. Et cette remarque fortifie aussi notre connaissance biblique par laquelle nous pourrions avoir une conviction sur la continuité de l’œuvre du salut en Dieu trinitaire. En fait, tous les événements de l’Ancien Testament sont pour expliquer l’œuvre de Jésus, notre Seigneur. Ceci nous encourage de trouver Jésus dans l’histoire d’Israël depuis la fondation du monde.

 

Jésus justifie la foi de la femme :

Comme Dieu d’Israël a accordé sa grâce à la femme cananéenne, Jésus accord aussi sa grâce à la femme d’origine non juive qui souffre de sa fille qui possède d’un démon. Jésus justifie l’authenticité de la foi d’une mère par la délivrance immédiate. Je vous lis le verset 28 : Jésus dit : « O femme, ta foi est grande, qu’il te soit fait comme tu le veux. » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

 

Jésus justifie toujours la foi authentique par la guérison, par la délivrance, par l’accord de sa grâce. Jésus fait toujours connaître sa grâce divine à celui qui met sa confiance en Lui.

  • Il a justifié la foi d’un centenier par la guérison de son serviteur[5].
  • Lorsqu’il guéri la maladie d’une femme qui a touché le vêtement du Seigneur, Jésus lui a déclaré sa foi authentique en disant : « Ta foi t’a guérie ». Et cette femme guérie à l’heure même[6].
  • Jésus a posé à ses disciples une question à propos de son identité : « Qui dites-vous que je suis ? » Et l’apôtre Pierre lui a répondu en disant : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Alors à cette réponse, Jésus lui a justifié en disant : « Tu es heureux, Simon[7]. »
  • Quand quelques amis d’un paralytique l’amènent devant le Seigneur par le toit, Jésus voit leur foi et dit au paralytique : « Mon enfant, tes péchés te sont pardonnés[8]. »

 

Frère et sœur, quand est-ce que votre foi a-t-elle été justifiée par le Seigneur ? Et comment ?

 

Jésus est vivant pour toujours :

Jésus dit, avant de monter au ciel : « Allez, faite de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Il est toujours vivant. Il est aussi avec nous. Donc, nous pouvons avoir la même expérience que celle de la femme cananéenne dans notre texte. Puisque Jésus est vivant, nous pouvons aspirer à sa grâce divine comme elle. Nous pouvons aussi raconter la même sorte de grâce comme elle.

 

La relation avec Jésus à laquelle nous devons aujourd’hui aspirer, c’est d’être délivré du pouvoir du mal comme la femme cananéenne a vécue. Qui est sous le pouvoir du mal ? La possession démoniaque se manifeste en plusieurs formes différentes, soit dans la conscience, soit dans la non conscience. La Bible nous dit qu’il y a au moins trois formes différentes. Aujourd’hui, je ne développerai pas ce point. En tous les cas, si nous sommes encore dans l’inconduite, l’impureté, la débauche, l’idolâtrie, la magie, l’hostilité, la discorde, la jalousie, la fureur, la rivalité, la division, l’envie, l’ivrognerie, et choses semblables, nous devons demander à Jésus de nous délivrer de ces choses là. A cette demande, comme la femme cananéenne a été délivrée de ce problème, Jésus nous accordera encore sa grâce divine.

 

Jésus veut que notre foi soit grande :

Jésus nous demande encore une autre chose au travers de cette histoire. C’est la grande foi. Comme il a déclaré « grande » la foi de la femme cananéenne, il nous invite à avoir cette grande foi. Il s’en sert de cette grande foi pour expliquer son plan du salut et pour enseigner ses disciples. C’est ce que je veux bien avoir. Comment pouvons-nous avoir cette grande foi ?

 

Si nous avons déjà la foi qui nous sauve, par la suite, il faut croire aussi tout ce qu’il révèle pour nous. Jésus est bien capable de guérir tout de suite à la supplication de la femme et de ses disciples. Pourtant, au lieu d’exaucer immédiatement leur demande, il révèle encore une autre chose en ce qui concerne sa mission confiée par le Père céleste. C’est la décision de Dieu qui détermine le destin de chaque individu. Dieu a déjà déterminé son plan pour chacun. Et il a envoyé son Fils unique pour que sa volonté soit réalisée en Lui. C'est-à-dire que Jésus nous invite à croire à la souveraineté absolue sur tout ce qui existe. C’est lui qui est Maître de l’histoire de la vie individuelle. Nous ne devons pas contester à sa décision divine. Car il est Dieu qui nous a créés à son image et qui nous sauve par sa volonté en nous exigeant la foi. Jésus révèle à la femme le besoin de la dépendance totale en Lui et à la fois la constitution du peuple de Dieu à sa manière, c'est-à-dire par la foi seul en Lui. Dans cette révélation, la femme cananéenne est décrite comme une petite chienne. Pourtant, elle dit tout de suite : « Oui, Seigneur ! » Et elle montre tout de suite sa compréhension à la révélation de Jésus en reconnaissant son identité vis-à-vis de Dieu. Même si elle soit une petite chienne, elle comprend qu’elle peut manger des miettes en dépendant de son maître. Et elle comprend aussi qu’en conséquence, elle pourra entrer dans le vrai peuple de Dieu par la dépendance totale de son maître. Elle accepte tout de suite que Jésus lui est venu pour cela.

 

Nous ne sommes pas nés à la même condition. Nous sommes tous né dans les situations différentes. Certains sont nés dans une famille riche. Certains pauvre. Certains en handicapé. Certains en France. Certains en Corée du Nord. Mais sans contester à la décision de Dieu, en mettant notre confiance totale en Dieu, Souverain, avançons-nous au près de Jésus qui va nous faire vivre dans son Royaume avec joie et avec paix.

 

Frère et sœur, quelle est notre attitude à la révélation divine qui nous paraît difficile ? Est-ce que nous acceptons tout de suite sa proposition en disant « Oui, Seigneur ! », ou nous cherchons une excuse pour nous justifier devant Dieu ?

 

Aspirons-nous à avoir une grande foi ! Notre Seigneur va en servir notre grande foi pour ses œuvres. Quelle joie pour nous. Aspirons-nous à ce que notre foi soit considérée « grande » par le Seigneur ! Amen !

 

 

 



[1] Mt 9.27

[2] Mt 8.5-13 ; Lc 7.1-10

[3] Mc 7.24

[4] Lc 4.25-26

[5] Mt 8.13

[6] Mt 9.22

[7] Mt 16.17

[8] Mc 2.5

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