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Qui est le plus grand dans le royaume des cieux ? (Marc 9.33-37) 28/06/09 SH

Qui est le plus grand dans le royaume des cieux ?

(Mc 9.33-37)

Le 28 Juin, 2009, Sangweon HAN

Salutations :

Frère et sœur,

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers ; que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé sans reproche à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ![1] Amen!

 

Frère et sœur, je vous apporte ce matin pour prédication un des récits de notre Seigneur Jésus. Dans ce récit, Jésus répond à la question de ses disciples concernant leur place dans le Royaume des cieux. Il se trouve à la fois dans les trois évangiles, selon Matthieu, Marc et Luc. On les appelle « Évangiles synoptiques ». Evangiles synoptique racontent l'histoire de Jésus d'un point de vue semblable, et ils se complètent les uns aux autres. Il est donc nécessaire de lire tous les trois évangiles pou bien comprendre le vrai sens d’un récit de notre Seigneur. C’est le cas de notre texte d’aujourd’hui que je vous propose de lire maintenant. Avant de lire ensemble je veux simplement vérifier une chose. Est-ce que tout le monde a la Bible à la main ? C’est très important de lire la Bible par nos propre yeux parce que c’est la seule occasion de vérifier l’authenticité de la prédication que nous écoutons et notre foi. Lisons maintenant trois textes : Mt 18.1-6, Mc 9.33-37 et Lc 9.46-48. Ils se trouvent aux pages   ,    et   de la Bible du Semeur. Ils se trouvent également aux pages 2, 51 et 78 de la Bible à la Colombe, la nouvelle version Segond révisée.

 

Lecture biblique : Mt 18.1-6 ; Mc 9.33-37 ; Lc 9.46-48

Mt 18.1-6 :

A ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? Alors Jésus appela un petit enfant, le plaça au milieu d’eux et dit : En vérité je vous le dis, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Mais si quelqu’un était une occasion de chute pour un de ces petits qui croient en moi, il serait avantageux pour lui qu’on suspende à son cou une meule de moulin, et qu’on le noie au fond de la mer.

 

Mc 9.33-37 :

Ils arrivèrent à Capernaüm. Lorsqu’il fut dans la maison, Jésus leur demanda : De quoi discutiez-vous en chemin ? Mais ils gardèrent le silence, car en chemin, ils s’étaient entretenus sur la question de savoir qui était le plus grand. Alors il s’assit, appela les douze et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous. Et il prit un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, et après l’avoir embrassé, il leur dit : Quiconque reçoit en mon nom un de ces petits enfants, me reçoit moi-même, et quiconque me reçoit, ne me reçoit pas moi-même, mais celui qui m’a envoyé.

 

Lc 9.46-48 :

Or, une discussion survint entre eux pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. Jésus, qui connaissait la pensée de leur cœur, prit un petit enfant, le plaça près de lui et leur dit : Quiconque reçoit en mon nom ce petit enfant, me reçoit moi-même ; et quiconque me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. Car celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand.

 

Méditation et Partage :

Avant d’approfondir ensemble les textes que nous venons de lire, je vous propose de méditer sur deux sujets suivants :

  • Que signifie un petit enfant dans l’explication de Jésus ?
  • Comment un adulte peut-il redevenir un petit enfant ?

Et si vous avez encore du temps, vous pouvez également méditer sur un autre sujet :

  • Comment peut-on recevoir un petit enfant au nom de Jésus ?

Méditons sur ces trois questions, pendant 3 minutes.

 

Maintenant, je vous demande de vous mettre deux par deux et de vous partager ce que vous avez médité. Pour cela, je vous donne 4 minutes.

La question des disciples crée une tension :

Frère et sœur, nous sommes à peu prés 25 personnes. Alors posons à nous-mêmes la même question des disciples : Qui est le plus grand parmi nous dans le Royaume des cieux ?

 

Romaric, est-ce que tu es le plus grand que X ? Christine, peux-tu dire que tu es inférieur à Laurent, dans le Royaume des cieux ?

 

Voyez-vous, cette question soulève tout de suite une tension parmi nous, n’est-ce pas ? Nous sommes tous devenus concurrents. Certains parmi nous s’efforceront peut-être de prendre la première place. Certains, qui n’aiment pas de nature la concurrence, abandonneront peut-être la course. Certains aideront les autres pour leur céder la bonne place au nom de l’humilité en disant : Moi, ça va. Je suis content que tu sois le premier.

 

En fait, au fond du cœur, personne ne veut être le dernier. Personne n’aime pas perdre sa place. Tout le monde veut éviter au moins d’être le dernier. C’est une réalité que personne ne peut renier. Car depuis la deuxième génération de l’humanité, Caïn et Abel, cette concurrence existe toujours dans l’histoire à cause de la nature pécheresse.

 

Ainsi la question que les disciples ont posée à leur Maître, contient une mauvaise dimension qui ne va pas avec l’amour chrétien. Pourtant, Jésus ne leur y reproche pas. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas prendre la première place dans le royaume des cieux par la concurrence humaine. Jésus enlève la concurrence dans sa réponse. Bien sûr qu’il reconnaît que dans le Royaume des cieux, il y a des récompenses différentes selon les œuvres, mais au lieu de laisser les gens vivre dans la concurrence, il nous invite à affermir notre foi en Dieu, le Père céleste et à la fois à marcher ensemble dans la même foi. Dans ce sens là, nous devons comprendre la révélation de Jésus à propos de l’accueil d’un enfant en son nom.

 

  • Que signifie l’enfant ?

Etudions d’abord, la signification d’un petit enfant dans la réponse de Jésus.

 

C’est bien vrai que Jésus prend un petit enfant, non un adulte. Pourtant, dans son explication, l’enfant ne représente pas les enfants de cinq ou six ans selon l’âge physique. Car un adulte ne peut pas redevenir un enfant de quatre ou cinq ans. Sinon personne ne peut entrer dans le Royaume des cieux.

 

Et l’enfant ne représente pas non plus la pureté, ni l’innocence, ni la simplicité. Car la Bible souligne que tous les êtres humains sont pécheurs dès qu’ils sont nés. David a bien écrit dans son psaume que « Je suis né dans la faute, et ma mère m’a conçu dans le péché[2] ». Et l’apôtre Paul dit que « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu[3] ». Ainsi, Jésus, dans son explication, ne parle pas du caractère moral des enfants. Ah ! pour ceux qui pensent que les enfants sont relativement purs et humbles aux adultes, je veux bien encore une fois insister sur ce point-là. Ceci ne convient pas du tout au salut par la foi en Christ. Nous sommes sauvés non parce que nous avons une pureté relativement aux autres mais parce que nous sommes purifiés par le sang de Jésus.

 

Donc, il faut en comprendre d’un autre point de vue. C’est la dépendance totale d’un enfant de ses parents. Dans la société antique, l’enfant représente celui qui n’a ni pouvoir ni statut, et qui dépend entièrement de ses parents. Nous, qui sommes parents, le savons bien, n’est-ce pas, Véronique ? Comme les enfants dépendent de leurs parents dès leurs conceptions, nous devons dépendre de notre Père céleste. C’est ce que Jésus parle à ses disciples en prenant un enfant devant eux. Dans ce sens-là, un adulte peut redevenir un enfant qui dépend de Père céleste. C’est pourquoi Jésus dit : « Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. » Autrement dit que Jésus nous invite à croire en Lui pour que nous soyons enfants de Dieu. Il est écrit que « Tous ceux qui ont reçue la véritable lumière, Jésus, deviennent enfants de Dieu[4]. »

 

  • Comment peut-on recevoir un enfant au nom de Jésus ?

Frère et sœur, réfléchissons maintenant sur la façon de l’accueil d’un enfant au nom de Jésus.

 

Dans le monde, il y a plusieurs façons de l’accueil des enfants. Certains adoptent des enfants en difficulté en plusieurs raisons. Certains envoient les enfants dans un orphelinat. Certains parrainent avec leur bien les enfants qui vivent dans un pays pauvre.

 

Alors, est-ce que Jésus nous encourage de recevoir un petit enfant de cette manière ? Non ! Car tout le monde n’est pas riche. Et la définition de l’enfant dont Jésus parle dans son explication est différente de celle du monde. Alors comment peut-on recevoir un enfant au nom de Jésus ?

 

D’abord, par la reconnaissance de la foi des autres enfants de Dieu. Ceci nous permet de vivre ensemble. Recevoir un enfant au nom de Dieu et vivre en son nom, sont possible seulement par la reconnaissance de l’œuvre de Jésus par lequel nous sommes devenus enfant de Dieu, le Père céleste. Prenons un exemple. Romaric et Virginie ont deux enfants : X et Y. X connaît que Romaric est son Papa car Romaric lui donne sans cesse son amour. Et Y connaît que X est son frère parce qu’il vit ensemble avec le même Père et la même mère. Si Romaric n’a pas montré son amour envers ses enfants, ils ne peuvent pas reconnaître que Romaric est leur Papa. C’est pareil. Si je ne sais pas l’œuvre de Jésus en moi, ce n’est pas possible d’être avec des autres enfants de Dieu. Si je ne suis pas capable de voir l’œuvre de Jésus qui est en mon frère et ma sœur, c’est très difficile d’être ensemble. Ainsi recevoir un enfant au nom de Jésus, c’est commencé par la reconnaissance de l’œuvre du salut en Christ qui s’est accompli en moi et en nous.

 

Ensuite, être ensemble avec un autre, sous-entend qu’il faut accepter la différence. Tout le monde est différent. Personne ne peut avoir la même histoire. Plus on cherche la différence, plus c’est difficile de vivre ensemble. Au contraire, plus on cherche la ressemblance, il est facile de vivre ensemble. Alors quel est le point commun parmi les enfants de Dieu ? C’est la grâce de Dieu, la miséricorde de Dieu, l’amour de Dieu, l’espérance de Dieu et la paix de Dieu qui se produit par l’Esprit Saint en nous.

 

En dernier, le terme « enfant » contient la notion de la croissance. Ceci nous permet de dire que celui qui reçoit un enfant au nom de Dieu doit aider sa croissance spirituelle jusqu’à ce que sa foi devienne celle d’un adulte. C'est-à-dire que chacun reçoit son frère et sœur pour qu’ils grandissent ensemble dans la foi. Non ce n’est pas pour les dominer et les contrôler. Tout le monde a besoin de la croissance spirituelle dans la foi puisque personne n’est pas parfait sinon Dieu. Celui qui reçoit un autre a besoin aussi de grandir dans sa foi, dans sa relation avec Dieu. Donc, en aidant les autres, en servant les autres, celui qui les reçoit, lui-aussi, doit grandir dans sa foi. C'est-à-dire que tous les chrétiens doivent dépendre de Dieu. Si un chrétien ne dépend pas de Dieu, il ne peut plus recevoir un enfant.

 

C’est ainsi que Jésus enlève totalement la notion de la concurrence dans sa réponse. Aucun chrétien ne doit pas avoir la concurrence avec ses frères et ses sœurs. Tous ceux qui veulent recevoir un enfant en son nom doivent apprendre à leur niveau de la foi à dépendre du Père céleste. En tout temps, en tout lieu, en toutes circonstances, nous devons dépendre de notre Père céleste. C’est pourquoi, aucun chrétien ne peut dire qu’il a la foi d’adulte. Plus on dépend du Père, plus on devient le plus petit enfant. Plus on sert un enfant au nom de Jésus en dépendant de Dieu, plus on devient humble devant le Père et devant les frères et sœurs.

  • Exhortations :

Pensons donc toujours à notre relation avec Dieu. Sommes-nous enfants de Dieu ? Pouvons-nous dire de l’amour du Père qui est versé en abondance en nous ? Pouvons-nous rappeler la mort de Jésus en nous ? Pouvons-nous raconter l’œuvre du Saint-Esprit en nous ?

 

Regardons-nous les uns aux autres. Voici, enfants de Dieu ! Soyons prêts à recevoir au nom de Jésus les uns les autres ! Soyons capables de voir en nous, l’œuvre du salut par notre Seigneur Jésus ! Dans la vie quotidienne, partageons-nous l’amour de Dieu, la grandeur de Dieu, et la miséricorde de Dieu ! Arrêtons-nous de critiquer nos différences ! Servons-nous les uns aux autres tout en reconnaissant le besoin de la croissance spirituelle pour nous ! Arrêtons-nous d’aider les autres de manière orgueilleuse en nous considérant comme un adulte !

 

Frère et sœur, nous sommes tous un en Christ. Nous sommes tous appelés à dépendre de Dieu, à grandir ensemble dans la même foi et à servir les uns les autres. Soyons heureux d’être le plus petit en dépendant du Père céleste comme un petit enfant se réjouit de la présence de ses parents terrestres.  

 

Qui est le plus grand parmi nous dans le Royaume des cieux ? Jésus dit que celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand. Soyons alors le dernier de tous !

 

Amen !



[1] 1 Th 5.23

[2] Ps 51.7

[3] Rm 3.23

[4] Jn 1.12

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